• Femme allongée

     

    Femme allongée

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    Femme allongée

     Amitié de femme

    Amitié, doux repos de l'âme,
    Crépuscule charmant des cœurs,
    Pourquoi dans les yeux d'une femme
    As-tu de plus tendres langueurs ?

    Ta nature est pourtant la même !
    Dans le cœur dont elle a fait don
    Ce n'est plus la femme qu'on aime,
    Et l'amour a perdu son nom.

    Mais comme en une pure glace
    Le crayon se colore mieux,
    Le sentiment qui le remplace
    Est plus visible en deux beaux yeux.

    Dans un timbre argentin de femme
    Il a de plus tendres accents :
    La chaste volupté de l'âme
    Devient presque un plaisir des sens.

    De l'homme la mâle tendresse
    Est le soutien d'un bras nerveux,
    Mais la vôtre est une caresse
    Qui frissonne dans les cheveux.

    Oh ! laissez-moi, vous que j'adore
    Des noms les plus doux tour à tour,
    O femmes, me tromper encore
    Aux ressemblances de l'amour !

    Douce ou grave, tendre ou sévère,
    L'amitié fut mon premier bien :
    Quelque soit la main qui me serre,
    C'est un cœur qui répond au mien.

    Non, jamais ma main ne repousse
    Ce symbole d'un sentiment ;
    Mais lorsque la main est plus douce,
    Je la serre plus tendrement


    Alphonse de Lamartine.
    (1790-1869)
    Recueil : Recueillements poétiques (1839).
    À Madame L. sur son album.

     

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