• La mort

     

    La mort 

    La mort

     

    La mort est différente des trois premiers éléments du CM. Les programmes mentaux ainsi que les programmes cardiaques, dans le cas d’une préséance cardiaque, ont la capacité d’influer significativement sur les trois premiers éléments du CM. Mais la mort échappe à cette influence : une fois que la mort est survenue, il n’est plus possible de modifier cette situation en reprogrammant le champ mental ou le champ cardiaque. D’un certain point de vue, la mort est l’aboutissement naturel du processus de vieillissement, mais il faut préciser que la mort est surtout en rapport avec le principe d’entropie. Toute structure matérielle organisée tend à se désorganiser et ainsi à se dissiper  au  fil  du  temps  à  l’échelle  moléculaire/atomique :  c’est  le  vieillissement systémique, très différent du vieillissement biologique. Même un organisme physique génétiquement programmé pour vivre éternellement jeune, finira par vieillir et mourir, non pas à cause de quelque paramètre génétique, mais à cause de l’entropie elle-même, c’est-à-dire à cause de la tendance basique à la dissipation des systèmes complexes. La mort ne signifie pas seulement la désagrégation du corps-cerveau physique, ou l’abandon définitif du corps-cerveau physique par l’âme. Ce qui donne à la mort son côté « morbide » est plutôt une caractéristique propre aux Êtres physiques élémentaires : quand un Être physique élémentaire meurt, c’est-à-dire quand il abandonne définitivement son corps-cerveau physique, il lui devient impossible d’interagir significativement avec la dimension physique, et de communiquer de même avec les Êtres physiques élémentaires restés en incarnation… Les terriens sont généralement des Êtres physiques élémentaires, leur expérience de la mort semble définitive, alors qu’elle est seulement fonction de leur niveau biopsychique et énergétique particulier. Les Maîtres et les psychiques sont capables, une fois que leur corps-cerveau physique est mort, et même pendant que le corps-cerveau physique est encore vivant, de densifier leur  corps  psychique  ou  de  matérialiser  un  corps  provisoire  de  manifestation : l’observateur extérieur qui n’aura pas assisté à la densification ou à la matérialisation verra un Être physique qu’il peut toucher et avec lequel il peut parler, un Être physique qui ne se distingue pas fondamentalement des Êtres physiques ordinaires… Les Êtres physiques  élémentaires  constatent  que  lorsque  l’un  des  leurs  meurt,  ils  n’ont  plus aucune relation avec l’âme qui apparemment animait le corps-cerveau, de cette absence de  relation  il  est  facile de déduire  que  l’âme  n’existait  pas  vraiment,  qu’elle  était seulement une fonction cérébrale qui a disparu naturellement avec la mort du cerveau… mais cette déduction est fausse, elle est fondée sur l’ignorance de certains paramètres. L’Être élémentaire désincarné n’a pas assez de puissance psychique ou énergétique pour agir sur la matière physique et sur les cerveaux physiques de manière significative, et l’Être élémentaire incarné n’a pas assez de puissance perceptive, psychique et énergétique pour accéder à la perception lucide des réalités subtiles : il existe beaucoup d’incapacités des deux côtés, ce qui donne l’illusion d’une séparation définitive… La mort semble être l’annihilation de l’Individualité essentiellement parce que l’expérience commune sur terre est une expérience de cessation de toute relation significative et lucide avec l’Être désincarné… Néanmoins, certains Êtres élémentaires désincarnés ont pu se densifier occasionnellement ou matérialiser un corps de manifestation provisoirement, avec l’aide d’Êtres assez puissants psychiquement ou énergétiquement pour le permettre, et il existe ainsi des témoignages nombreux sur des apparitions et des contacts physiques post-mortem concernant des Êtres élémentaires désincarnés, que rien ne semblait distinguer des autres Êtres élémentaires de leur vivant. D’un autre côté, il existe des sensitifs capables d’entrer en communication avec des Êtres élémentaires désincarnés… Ce ne sont pas les témoignages qui manquent, mais les Êtres physiques élémentaires ont souvent beaucoup de mal à admettre l’existence d’une chose dont ils n’ont jamais fait l’expérience directement.

    Nous pouvons donc mieux définir la mort par l’incapacité de densifier à volonté le corps psychique ou de matérialiser à volonté un corps de manifestation, après la dissipation des forces vitales du corps-cerveau physique. Les trois premiers éléments du CM conditionnent l’Être durant son incarnation, tandis que le dernier élément traduit surtout une incapacité spécifique qui demeure après la désincarnation. L’abandon du corps-cerveau physique signifie que l’âme se déleste de certaines lourdeurs. Prenons un cas assez explicite. Une personne a des douleurs permanentes dans tout son organisme, souffre d’une maladie grave qui l’a amputée de ses membres, est affligée d’handicaps mentaux sévères et se trouve en proie à la folie, c’est-à-dire à une profonde perturbation de son champ de cohérence et de lucidité mentales. Lorsque cette personne mourra, c’est-à-dire lorsqu’elle quittera définitivement son corps-cerveau physique, elle se retrouvera en tant qu’âme désincarnée et réalisera que sa nouvelle condition est assez spéciale  et  n’a  pas  grand-chose  à  voir  avec  la  situation  de  son  incarnation.  Cette personne  n’aura  aucune  douleur,  au  contraire elle se  sentira  très  bien ;  elle  n’aura aucune maladie et tous ses membres seront intacts et vigoureux, son corps psychique, aussi concret que l’ancien corps-cerveau physique aux yeux de l’âme, sera parfaitement sain et même exempt des caractéristiques du vieillissement ; sa structure mentale sera tout à fait performante, sans handicap ; et sa folie aura totalement disparu… Est-ce que cela signifie qu’un Être désincarné ne connaît plus aucun problème ? Pas exactement. La souffrance personnalitique est un problème qui concerne aussi bien les Êtres incarnés que les Êtres désincarnés : une âme désincarnée peut encore souffrir, surtout à cause de la préséance de l’ego dans sa personnalité, ou à cause du lourd poids des charges psycho-énergétiques négatives accumulées, ou à cause de programmes mentaux négatifs ancrés très profondément dans la masse psychique… La souffrance incarnationnelle disparaît  avec  la  mort,  mais  la  souffrance  personnalitique,  égoïque  ou  altoïque, persiste… Des programmes mentaux erronés mais très profonds peuvent conduire une âme désincarnée à reproduire dans son corps psychique une quelconque maladie ou un quelconque handicap, ou à reproduire dans son environnement un contexte fonctionnel fondé sur les limitations et les besoins propres au corps-cerveau physique, que le corps psychique ne connaît pas du tout en réalité… L’ignorance pure et une représentation mentale erronée de la Réalité constituent un problème fondamental qui entraîne d’autres problèmes qui ne sauraient exister autrement.

     

     

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